La fiche Google est le seul canal où un commerce local peut apparaître au-dessus de tout le monde sans payer. Voici comment la tenir, étape par étape, et ce qu'il faut regarder pour savoir si ça marche.
Google My Business n'existe plus (et c'est important)
L'outil s'appelle désormais Profil d'entreprise Google (Google Business Profile), et il ne se gère plus dans une application séparée : tout se fait directement depuis la recherche Google ou depuis Maps, connecté au compte propriétaire.
Ce détail a une conséquence pratique : si quelqu'un vous propose de « reprendre la main sur votre Google My Business » via une interface tierce, méfiez-vous. La gestion passe par votre compte Google, et il doit rester à votre nom : pas à celui de votre agence.
Cette page ouvrait sur « 46 % de toutes les recherches Google ont une intention locale ». Ce chiffre remonte à une déclaration orale d'un représentant de Google lors d'un événement en 2018, rapportée de seconde main et jamais actualisée depuis. Il a été retiré : la fiche Google est manifestement décisive pour un commerce, et cet article n'a pas besoin d'un chiffre de huit ans pour l'établir.
1. Les catégories
La catégorie principale est le réglage le plus déterminant de la fiche entière. Elle dit à Google à quelles recherches vous devez répondre.
Soyez précis : « Restaurant japonais » plutôt que « Restaurant », « Salon de coiffure pour hommes » plutôt que « Salon de coiffure ». La catégorie large ne vous fait pas apparaître sur plus de requêtes : elle vous fait apparaître moins bien sur les vôtres.
Les catégories secondaires (jusqu'à neuf) couvrent les activités annexes que vous exercez réellement : traiteur, vente à emporter, service à domicile. En ajouter que vous n'exercez pas dilue la fiche et amène des clients déçus.
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L'erreur qui coûte le plus cher
Garder la catégorie générique choisie à l'ouverture, il y a quatre ans, alors que l'activité s'est spécialisée depuis. C'est gratuit à corriger, ça prend deux minutes, et c'est la première chose que nous regardons en audit.
2. Les informations, à 100 %
Nom : celui de l'enseigne, sans mot-clé ajouté. Google sanctionne, et visiblement.
Adresse, strictement identique à celle affichée partout ailleurs sur le web. Voir la cohérence NAP.
Téléphone, un numéro local, non surtaxé, que quelqu'un décroche.
Site, la page la plus utile, pas forcément l'accueil. Un restaurant a intérêt à pointer sur sa carte.
Horaires, à jour, jours fériés compris, fermetures exceptionnelles renseignées à l'avance.
Description, 750 caractères écrits pour un humain qui hésite.
Attributs, terrasse, accessibilité, paiements acceptés, options alimentaires. Ce sont des filtres de recherche : ne pas les renseigner, c'est disparaître des recherches filtrées.
Sur les horaires : c'est le champ le plus souvent faux, et le plus coûteux de tous. Un client qui se déplace pour trouver porte close ne revient pas, et il le dit.
3. Les photos
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Ce que mesure l'étude, avec sa réserve
BrightLocal, Google My Business Insights Study, 2019, sur 45 264 fiches : les fiches comptant plus de 100 photos reçoivent 520 % d'appels en plus et 2 717 % de demandes d'itinéraire en plus que la fiche moyenne de l'échantillon.
BrightLocal précise elle-même qu'il s'agit d'une corrélation : les entreprises qui accumulent les photos sont souvent celles qui soignent leur fiche sur tous les autres plans. Ajouter des photos ne multiplie donc pas vos appels par six, mais une fiche vide envoie un signal, et ce n'est pas un bon.
Cette page annonçait auparavant que « les fiches avec 20 photos ou plus reçoivent 35 % de clics en plus ». Nous n'avons trouvé aucune étude produisant ce chiffre : il est retiré et remplacé par la donnée ci-dessus, correctement attribuée.
En pratique : une couverture qui montre la façade telle qu'on la voit en arrivant, l'intérieur, l'équipe, les produits, et surtout un ajout régulier. C'est une des raisons pour lesquelles le shooting est compris dans nos packs : une fiche alimentée en images récentes reste vivante, une fiche figée depuis deux ans ne dit plus rien.
4. Les avis
Votre note s'affiche directement dans les résultats, avant même que quiconque ait cliqué. C'est la seule partie de votre communication que vous n'écrivez pas.
La méthode qui fonctionne tient en une phrase : demander l'avis tout de suite après une expérience réussie, de vive voix ou par message, avec un lien direct. Un QR code sur l'addition ou au comptoir supprime la friction restante.
Ce que nous n'écrivons plus ici : un seuil de note « rédhibitoire ». Google ne publie aucun seuil, et ce qui compte pour un client n'est pas votre note dans l'absolu : c'est votre note comparée aux trois fiches affichées à côté de la vôtre. Ouvrez le pack local sur votre requête principale : votre objectif est là, à l'écran.
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Le message qui marche le mieux est le plus court
« Merci pour votre visite. Si vous avez apprécié, trente secondes d'avis Google nous aideraient beaucoup : [lien direct] »
Envoyé dans les 24 heures. Passé ce délai, le taux de réponse s'effondre : non pas parce que les gens sont ingrats, mais parce qu'ils sont passés à autre chose.
Et répondez à tout, y compris aux avis à cinq étoiles. Les signaux d'avis incluent la réponse du professionnel, et surtout : votre réponse est lue par les suivants.
5. Les publications
Les publications de fiche apparaissent dans la recherche et sur Maps. Deux par semaine suffisent : une actualité ou une offre, une photo commentée.
Elles expirent au bout de quelques jours, ce qui est autant un inconvénient qu'un avantage : une fiche qui publie est visiblement active, et l'activité est un signal que Google observe.
6. Les questions/réponses
La partie la plus négligée de la fiche, et une des plus visibles. N'importe qui peut poser une question sur votre fiche, et n'importe qui peut y répondre, y compris à tort.
Ce qu'il faut faire : poser vous-même les cinq questions qu'on vous pose au téléphone et y répondre depuis le compte de l'entreprise. Parking, accessibilité, réservation, moyens de paiement, animaux acceptés. Vous occupez le terrain et vous économisez cinq appels par jour.
Savoir si ça marche
Google vous donne gratuitement les indicateurs qui comptent, dans la fiche elle-même :
Le nombre de fois où la fiche apparaît, en recherche et sur Maps
Les clics vers le site
Les appels déclenchés depuis la fiche
Les demandes d'itinéraire
Relevez-les avant de commencer, puis chaque mois. C'est la seule façon honnête de savoir si le travail paie, et c'est exactement ce qui figure dans le rapport mensuel de nos clients : leurs chiffres, pas une moyenne.
En résumé
Une bonne fiche Google, c'est une catégorie précise, des informations exactes, des photos récentes, des avis demandés systématiquement et des réponses à tout. Rien de spectaculaire, et c'est ce qui la rend accessible à n'importe quel commerce.
Aucun résultat client publié sur cette page. Les indicateurs cités sont ceux que Google met gratuitement à votre disposition. L'audit gratuit vous les relève et vous dit où vous en êtes, sous 48h.
Publié le 10 mars 2026 par l'équipe SITIO, agence digitale à Montpellier.
Article revu et mis à jour le 12 août 2026. Les statistiques citées portent leur source et leur année.
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